Deux prix, une médaille d’or... comme prévu, le jardin en étage de Jean-Claude Rey a impressionné le jury du 37e salon des inventions de Genève. Pas rien pour ce natif de Bellevaux, commune grosse comme un confetti sur la carte de la Haute-Savoie. Journal le Dauphiné de l’Ain, adresse en fin d’article
Ce projet a nécessité plus d’un an de recherches et de contacts.
Les principes écologiques sont au cœur de ce concept d’agriculture à étages de la société Courtirey installée à Thonon-les-Bains. Les matériaux sont recyclables et recyclés que ce soit l’acier ou le bois utilisé ( douglas dans notre région) pour lequel il y a obligation de replanter.
Bien sûr la récupération d’eau de pluie est prévue et l’énergie solaire est utilisée pour le monte charge nécessaire pour les grandes tours et la pompe permettant la circulation de l’ eau.
Même les allées ont été prévues pour s’adapter aux personnes circulant en fauteuil roulant.
Il existe également, à côté des grandes structures, des petites unités en bois qui peuvent trouver leurs places sur les balcons.
Le conception de ces structures permet l’équivalent d’un sol d’une profondeur de 1,20 m qui est reconstitué dans des bacs de 40 cm.
Pour limiter la brûlure des rayons du soleil, les effets d’une pluie trop agressive ou l’appétit glouton d’insectes volants comme les criquets par exemple, des filets protecteurs peuvent être installés sur les côtés.
Cette technique permet de multiplier par quatre les cycles de culture.
Un jardin en étages ou tour agricole de 400 m² au sol est équivalent à un jardin traditionnel de 1 500 m².
Charles Magnier (Prioriterre), adresse en fin d’article.
Ces structures à étages sont également un palliatif à la raréfaction des terres et sont exportées en Afrique au Burkina Faso et au Niger.
Voir le Site de la société
http://www.courtirey.com/crbst_1.html où de nombreuses informations sont consultables, technique, vidéos, articles de presse......
Article du journal le Dauphiné de l’Ain :
http://www.ledauphine.com/salon-des...
Article de Charles Magnier ( Prioriterre) avec une petite vidéo explicative
sur les terres du Burkina Faso :
http://www.prioriterre.org/blog/ind...
Je crois que si des projets comme celui-ci peuvent exister , c’est qu’il y a ou aura des débouchés. J’approuve vos réactions, néanmoins le problème de fond est peut-être ailleurs.
Dans quelques dizaines d’années nous seront 9 milliards d’humains sur terre. Cela implique d’aller largement au-delà des 7% de terre agricole nécessaires pour les légumes notifié par Matthieu avec lequel je suis d’accord. Cela paraît peu en effet, mais il faut ajouter le reste de la filière alimentaire, concernant la production de lait et fromages, de la viande etc...
D’autre part l’augmentation de la population ne va pas entrainer l’ utilisation des terres que pour l’agriculture, mais également une partie des terres va être bétonnée pour les habitations, les voies de communication, les structures collectives etc. La Haute-Savoie ayant un fort pouvoir attractif, est largement concernée par cette problèmatique.
Il y a une chose aussi que nous oublions trop souvent, c’est que nous ne sommes pas les seuls à occuper cette terre . La faune et la flore sauvages risquent d’être réduites à une peau de chagrin et donc faire disparaître ce qui reste encore de la biodiversité, sans parler des problèmes écologiques annexes.
Donc il semble que le problème de fond en dehors de notre façon de consommer ( importation d’aliments qui pourraient-être produit sur place, gaspillage de la nourriture 30 à 40 % jetée dans les pays développés " perte dans les entrepots,les restaurations collectives...", augmentation de l’ alimentation carnée etc...*) soit l’accroissement de la population. Soit nous arrivons à modifier notre façon de consommer et à réguler la population, soit les projets comme celui présenté seront à moyen terme viables.
S’il y a la part politique, la part consommateur n’est pas négligeable, aujourd’hui il est nécessaire de trouver des solutions à l’échelle locale,notamment développer les circuits courts, mais aussi raisonner en terme global. La souveraineté alimentaire des pays du sud devrait-être une priorité.
Le concept est intéressant, notamment la gestion de l’eau et l’isolement par rapport aux rongeurs.
Par contre, j’ai quand même des doutes sur plusieurs points :
Lors de l’installation, la terre il faudra la monter. Pour la citerne, il faut creuser pour l’enterrer... Pour les amendements, même en fumier naturel, faudra les monter aussi...
La structure, il faut la payer, l’entretenir, et espérer que ça tiendra bien 20 ans comme annoncé.
Y a de l’électronique, faut espérer que ça tombe pas en panne. Les batteries, par ex, ça m’étonnerait qu’elle durent 20 ans !!! (et y a rien de moins écologique qu’une batterie, au plomb ou autres)
Quand à faire pousser dans 40 cm de terre seulement, j’ai des doutes sur les rendements et les espèces possibles.
Et le soleil ? Il passe à travers les étages ? Y en aura forcément moins qu’à plat, seulement sur les bords, ou alors y a plein de trous et on perd de la place.
Et évidemment, le tracteur, on oublie...
Bref, je trouve surtout que c’est un sacré investissement pour un résultat pas garanti... Mais bon, pour des herbes aromatiques dans un jardin privé, pourquoi pas...
En tant que jeune paysan du département, je m’insurge, comme Thierry quand je lis cet article. Encore une solution technocratique pour des problèmes et enjeux politiques. Un moyen pour nos chers politiciens d’oublier les vrais problèmes d’accès au foncier, particulièrement criant dans notre département. Une solution qui tombe à point pour eux : on va acheter des tours agricoles à grands renforts d’argent public pour calmer l’ardeur de ces jeunes paysans en manque de terre. ça parait grossier comme propos, mais c’est juste ce que pense discrètement certains. Aujourd’hui en Haute-Savoie, je connais 5 jeunes paysans qui souhaitent s’installer en maraichage biologique mais qui n’y arrivent pas à cause de leur manque de terre. Pour être maraicher bio en haute-savoie et bénéficier du statut agricole, il faut 1,25ha par exploitant. Si l’on veut nourrir les 700 000 habitants du département en légumes (répondre aux besoins uniquement en légume), de surcroit biologique, il faudrait mobiliser 7% de la surface agricole utile du département autant dire pas grand chose. Cela amènerait potentiellement la création de 2000 emplois.... le problème est donc bien politique. Comme le dit Jean-Pierre Berlan, scientifique de l’INRA, fervent pourfendeur des OGM, l’agriculture est une activité intrinsèquement gratuite. Il devrait d’ailleurs exister un ministère de l’agriculture et de la gratuité (à voir dans le film "Alerte à Babylone") Par ailleurs, la complexité d’un sol ne peut se résumer à un bac à terreau, désolé. Il s’agit bien là d’agriculture hors-sol
Matthieu Dunand, maraicher bio
Je ne pense pas qu’il faille se réjouir d’une innovation comme celle ci. Nous avons à faire ici à faire à de l’agriculture hors sol. On parle d’un sol d’1m20 de profond recontitué en 40 cm . Ici les données manquent ; les plante ce font-elles réellement avoir par ce tour de pase- passe. Les vers de terre doivent quand même se cogner sur le fond du bac assez souvent car il vont bien plus en profondeur dans du vrai sol. Même si il y avait effectivement 1,20m de terre ce serait loin d’être suffisant pour de nombreuse plante qui possèdent des racines et des radicelles qui vont bien plus en profondeur chercher des élément minéraux dans les sous sols.
cette innovation est une innovation de la société de consommation puisqu’il faudra aller détruire des espaces naturels pour récupérer les matériau utile à la construction de ce truc (minerai de fer, pétrole, plastique, béton, fil électrique pompes moteurs,). Cette innovation n’est pas une innovations écologique puisque que tous les conditions de culture sont artificialisé. Ce genre de bâtiment conviendra surement à une agriculture industrialisée pour les industriel qui seront évidemment content de pouvoir concentré la production encore plus. Passage de l’article du journal :"Danone est aussi sur les rangs via sa branche Communities".
Un bâtiment comme ça il faut le payer et après il faut donc l’amortir. Dans le film (sur le lien de prioritaire) on parle de 400 euros le m² soit environ 800 fois plus cher qu’un m² de terrain agricole en France. Qui pourra se le payer sachant que ça fait du matériel supplémentaire à acquérir alors que les jeunes agriculteur en France peinent déjà a acheté matériel de base. je ne vous parle même pas desagriculteur africain pour qui est destiné ce produit.
encore une fois on apporte une solution technique à un problème politique et social. (les surfaces agricoles disponibles) encore une fois les c’est les conséquences des problème qui sont traité et pas les causes. encore une fois c’est le Blanc qui explique au Noir comment il doit faire. encore une fois les journalistes ne cherche pas à creuser le sujet.
Cette innovation me fait donc penser au produit miracle que les camelots nous vendent sur les marché et qui en fait marche moins bien que e truc traditionnel. Dans un premier temps ce qui peu paraitre une bonne innovation deviens une innovation inutile voir même néfaste avec une vision globale et large des choses. Contrairement à mr Charles MAGNIER, je ne pense pas que cet innovation soit une solution.
Bonnamour Thierry