Accueil du site - Thématiques en cours
Les gagnantes sont Grenoble, Nice et Pelvoux ...

J.O. d’hiver 2018 :

Le CNOSF a choisi Annecy
Publié le mercredi 18 mars 2009.


C’est fait : à la majorité absolue dès le premier tour de scrutin, la ville d’ Annecy a été désignée par le Comité National Olympique et Sportif Français pour représenter la France pour l’organisation des Jeux olympiques d’hiver de 2018…
Annecy a obtenu 23 voix, contre 10 à Nice, 9 à Grenoble et 0 à Pelvoux. Notre site l’avait donné gagagnante dès le mois de février.

Qui croit un seul instant que l’argent qui va être passé notamment en communication de 2009 à 2011, pour présenter une candidature à un événementiel de quelques jours en ... 2018, est la priorité que doit se fixer la Haute-Savoie en matière de développement durable ?

Que d’erreurs ! Au moment le pire ! C’est la preuve de l’absence de leader politique visionnaire - de droite, forcément ici - en Haute-Savoie et de l’inexistence d’alternative cohérente dans ce département. Triste.

Nous souhaitons mettre cette information du jour en parallèle avec un reportage, du jour également, paru dans le quotidien national Le Monde sur la Vallée de l’Arve.

Info :
(France Info, 18 mars 2009)

Elles étaient quatre sur la ligne de départ : Annecy, Grenoble, Nice et le petit village de Pelvoux. (...)
Et ce mercredi 18 mars, c’est donc le projet d’Annecy qui a été préféré, à la majorité absolue des votes dès le premier tour de scrutin.



Le président du conseil général de Haute-Savoie a immédiatement appelé les candidates malheureuses à l’union. "Nos portes sont ouvertes", a lancé Christian Monteil à l’adresse de Grenoble, Nice et Pelvoux.
(...)



La candidature d’Annecy prévoit l’implantation de deux villages olympiques, l’un dans la ville et l’autre dans la plaine du Mont-Blanc, et de faire disputer les épreuves sportives dans les différentes stations du département, dans un rayon de 60 km.
La ville table également sur une bonne desserte aérienne, via l’aéroport de Genève (et l’autoroute A41 !), et par le TGV.



La candidature française doit désormais être présentée au Comité international olympique (CIO) avant octobre. Le choix de la ville qui accueillera les JO sera dévoilé en juillet 2011 à Durban (Afrique du Sud).



Maigres chances ?
Mais la France ne semble pas la mieux placée pour décrocher les Jeux d’hiver, qui pourraient plutôt être proposés à la ville sud-coréenne de PyeongChang.
En effet, la Corée-du-sud dispose déjà de toutes les infrastructures nécessaires.
Par ailleurs, la politique en matière de rotation des continents (chacun son tour) devrait être favorable à l’Asie : l’Europe a eu 2006, à Turin (Italie) et 2014 à Sotchi (Russie), une ville considérée comme européenne par le Comité international olympique.
(...)

(repris du site France Info)



Ce qu’en disent d’autres médias :
-  Lyon Capitale
-  L’Express
-  Le Parisien

Reportage :
En Haute-Savoie, la crise automobile ruine la vallée de l’Arve
(LE MONDE daté du 18 mars 2009)

Accueillant la première concentration mondiale d’entreprises spécialisées dans le décolletage (usinage de petites pièces en métal), la vallée de l’Arve, dominée par le massif du Mont-Blanc, connaît aujourd’hui les pires heures de son histoire. Les 500 sociétés installées autour de Cluses, sur une trentaine de kilomètres, employant 11 000 salariés, dépendent en effet pour 60 % de l’industrie automobile.

La brutale chute des ventes de voitures neuves a eu un impact immédiat sur ce secteur d’activité, l’un des moteurs traditionnels de l’économie haut-savoyarde. "Les commandes ont baissé de 30 % à 70 % depuis plusieurs mois", confirme Lionel Baud, président du Syndicat national du décolletage (SNDec). Avec des conséquences instantanées sur l’emploi.

(...) "Le retournement de tendance remonte à juin 2008, constate Xavier Charvet, directeur délégué de Pôle emploi à Annecy. Les travailleurs intérimaires ont été les premières victimes." Ils représentent aujourd’hui les deux tiers des 2000 chômeurs supplémentaires recensés sur le secteur clusien.
"En une année, le chômage y a augmenté de 65,2 %", témoigne encore M. Charvet. Et le pire est à venir : les chefs d’entreprise ont joué jusque-là sur les leviers traditionnels pour amortir la crise - RTT puis chômage partiel -, mais "nous allons désormais entrer dans la phase des plans sociaux", affirme une autre source proche des dossiers liés à l’emploi sur le département.
"Quarante-cinq procédures sont d’ores et déjà prévues, dont la plus grande partie concerne le secteur du décolletage", explique-t-il. Ainsi, EMT 74 à Bonneville ou Cartier Technologies à Cluses ont annoncé des dizaines de suppressions de postes...

- "Nous entendons tous les jours des choses qui font peur, c’est bien plus qu’un trou d’air !", s’exclame Christian Monteil. Le président (divers droite) du conseil général de Haute-Savoie ne cache pas son inquiétude face à "un secteur sinistré". Pour tenter de relancer la machine, l’assemblée départementale a voté le 16 février une enveloppe de 10,5 millions d’euros en faveur du pôle de compétitivité Arve Industries, axé sur le décolletage et la mécatronique. (...)

-  L’Etat intervient aussi : le 13 février, Laurent Wauquiez, secrétaire d’Etat à l’emploi, a annoncé une aide de 1 million d’euros pour la formation des salariés du secteur, en plus du plan de soutien à l’automobile. Une annonce qui a satisfait les responsables du SNDec.

-  La région Rhône-Alpes , par la voix de son président, Jean-Jack Queyranne (PS), a annoncé le 16 février une aide supplémentaire de 600 000 euros en faveur de la formation, de l’innovation et en soutien aux entreprises. (...)

Cette crise touche également les collectivités locales  : "Les municipalités ont déjà mis leurs investissements sous réserve", explique Raymond Mudry, président (divers droite) de l’association des maires de Haute-Savoie, et premier magistrat de Marignier, une commune de la vallée de l’Arve où de nombreuses entreprises de décolletage sont installées. "Les commandes n’arrivent plus, ou sont annulées. Ce n’est pas une crise passagère. Et nous nous préparons à subir des plans sociaux. Dans ce contexte, la baisse prévisible des recettes de la taxe professionnelle et la hausse des demandes sociales vont mettre les finances des collectivités à rude épreuve", s’inquiète M. Mudry.

Cyril Bellivier - dans Le Monde du 18 mars




Nous avions évoqué ces J.O. dans deux articles, le premier ici et le second là  : le futur dépôt du dossier devant le CIO était évalué par Grenoble à plus de 20 millions d’€uros et par Munich à 35 Millions d’€uros ! Combien pour les contribuables d’Annecy/Haute-Savoie sur 2010 et 2011 ?
C’est que c’est terriblement cher la pub-marketing, les invitations de "people", le lobbying auprès des membres du CIO...

On va donc continuer de balancer de l’argent par les anneaux ! (olympiques ou de vitesse ...)


Et se voir probablement coiffer au final du choix, en juillet 2011, par une ville autre !
Pour certains du CNOSF, l’échec de cette candidature aux J.O. d’ hiver 2018 permettrait de réclamer plus fortement l’attribution des J.O. d’été 2024 à la France, pour compenser tous ces déboires (rappelons nous, Paris contre Londres...)
Une stratégie douteuse et incertaine...
Machiavels de Paris, Dahu-dindons d’Annecy !


Quelques données sur la candidature d’Annecy dans le rapport du CNOSF :

- On y apprend que Chamonix est desservi par le TGV... Formidable !
- Et que La Roche-sur-Foron, ce n’est pas attractif pour les médias (p 12) : ben alors, les journalistes, on pourrait les installer chez Veyrat, non ?
- Ensuite, on pourra dormir en 2018 (p20) : « Annecy propose 2 villages : un village principal à Annecy-Pringy (3 000 lits) et un village annexe dans la Plaine du Mont-Blanc (1 900 lits). »
- Quant à la pollution, on est étonné de la méconnaissance de la pollution hivernale vers Passy souvent pointée sur notre site ! :
« Les niveaux de pollution à Nice, Annecy, Grenoble sont plutôt faibles (...)
A noter que l’augmentation du trafic automobile liée à la tenue des Jeux d’hiver dégraderait la situation du fait des émissions associées.
Les niveaux de pollution des sites olympiques de montagne proposés par ces trois villes sont très faibles dans un cadre montagnard relativement protégé »
. Quelle ignorance !

PDF - 447.1 ko
Rapport du CNOSF sur les villes candidates